Dents

Amalgame, Amalgame ou Composite

L’amalgame

En dentisterie, amalgame sert à désigner un matériau utilisé pour obturer les caries qui se forment dans les dents après que leur partie cariée a été nettoyée.

Quoiqu’encore nommé «plombage», l’amalgame dentaire ne contient plus de plomb depuis qu’on en a scientifiquement démontré la haute toxicité. Il a été remplacé par un amalgame à base de mercure, dont l’innocuité est discutée.

Il semble que les amalgames soient particulièrement anciens, puis qu’on en trouve des traces fossiles sur des dents d’hommes préhistoriques (certainement des goudrons ou résines enfoncées dans un trou foré avec outils qui étaient utilisés pour forer les perles ou coquillages).

Composition et préparation

Un amalgame respectant les traditions est constitué d’un mélange de mercure liquide et d’autres métaux en poudre

  • mercure : permet la plasticité du matériau lors de sa mise en place. Il représente 50% de la masse.
  • argent : c’est le métal majoritaire après le mercure (30 % de la masse)  ;
  • cuivre ;
  • étain ;
  • zinc (pas toujours présent)  ;
  • autres métaux : ils sont ajoutés par les fabricants mais non révélés (secret de fabrication) pour perfectionner le temps de prise ou les propriétés mécaniques finales du mélange. Certains amalgames contiennent du béryllium (métal toxique et particulièrement réactif) ou du palladium.

Les composites dentaires

La composition des composites dentaires qui sont de plus en plus nombreux offrent une alternative sérieuse à l’amalgame,et la nouvelle génération de chirurgiens dentistes a tendance d’une part convaincu de la nécessité d’abandonner l’amalgame et d’autre part sont soumis à une pression de leurs patients qui n’en veulent plus soit pour des problèmes de toxicité soit pour des problèmes esthétiques,à obturer les dents de leurs patients avec autre chose que l’amalgame ,on ne peut qu’approuver,car le matériau est esthétique et pratiquement invisible sur la dent,d’où son engouement auprès des patients et des dentistes.

On reproche souvent aux composites de se rétracter mais c’est oublier que l’amalgame ayant une densité importante subit lui aussi suite aux changements de température,une glace,une boisson chaude,de grandes variations dimensionnelles.

Donc côté rétraction le composite se rétracte un peu moins ,mais le bord marginal qui fait la liaison avec l’émail n’est pas aussi fin qu’un amalgame posé dans les régles de l’art ,c’est à dire finement bruni sur l’émail adjacent.Donc égalité entre les deux protagonistes au point de vue rétraction et étancheité.

Toxicité:pour ma part je considére que les composites dentaires sont toujours toxiques pour la pulpe,des essais ont été initiés en laboratoire sur des chiens ,en posant des composites sur des caries sans protection pulpaire,et suivant les marques des fabricants,une nécrose aseptique est toujours intervenue à plus ou moins brève échéance.Donc il est impératif si l’on préconise ce mode d’obturation de respecter la protection de la dentine par un fond de cavité performant afin q’aucune molécule chimique ne puisse interférer avec le nerf et il est prudent de faire vérifier ses composites tous les 5 ans.

Si les finances ne sont pas un frein pour le patient,la solution la plus perenne et la plus sûre est sans conteste la pose d’un inlay en composite ou en céramique car inusable et ils sont scellés avec des ciments atoxiques qui sont disponibles actuellement

Mais la céramique est chère,la technique est onéreuse et réservée aux patients fortunés.Les inlays fabriqués avec ce matériau sont scellés à l’aide de résines composites dont les effets ne sont pas tous élucidés;